André Dhôtel, né le à Attigny (Ardennes) et mort le à Paris, est un écrivain français, à la fois romancier, conteur et poète, ainsi qu'un scénariste.
Connu du grand public par le roman Le Pays où l'on n'arrive jamais, prix Femina 1955, il est l'auteur d'une œuvre abondante et singulière, où s'exprime un merveilleux proche du quotidien, dans lequel le rapport à la nature joue un grand rôle. Il figure encore aujourd'hui parmi les auteurs français au programme de lettres françaises contemporaines du collège, sous forme de courts extraits.
Nommé surveillant dès novembre 1918 à Sainte-Barbe, en compagnie du futur chansonnier Raymond Souplex, il prépare en même temps une licence de philosophie.
De 1920 à 1923, il effectue son service militaire. Il rencontre Marcel Arland, avec lequel il fonde a revue "Aventure" en 1921, et publie également l'unique numéro de le revue Dès. En 1924, il est nommé professeur à l'Institut supérieur d’études françaises d’Athènes. Rentré en France, il est nommé au collège de Béthune en 1928 et publie ses premiers textes poétiques. Nommé ensuite à Provins, en 1929, il publie en 1930 "Campements", son premier roman.
En 1932, il épouse Suzanne Laurent. Leur fils François naît en 1933.
De 1935 à 1938, il est en poste à Charolles. Déçu, puisqu'il souhaite ardemment être nommé à Paris ou dans sa banlieue voisine, il sombre dans une profonde dépression et doit être momentanément interné. Le professeur dépressif est, malgré ses demandes, nommé à Valognes en Normandie en 1938 où il rechute mentalement pendant plusieurs mois. Rétabli, il est mobilisé quelque temps en 1940.
En 1943, il est transféré à Coulommiers, où il restera jusqu'à sa retraite en 1961. Il publie "Le Village Pathétique" et "Nulle Part" la même année chez Gallimard. C’est le véritable début de sa carrière littéraire.
Il reçoit la consécration avec le prix Femina attribué en 1955 pour "Le Pays où l'on n'arrive jamais", le Grand prix de littérature pour les Jeunes en 1960, le Grand prix de littérature de l'Académie française en 1974 et le Grand prix national des Lettres pour le roman "Les Disparus" en 1975.
Les romans de l’écrivain français
André Dhotel, qui fut aussi professeur de philosophie ; sont empreint
d’une grande poésie (Le pays où l’on arrive jamais).Ils évoquent le monde
secret et mystérieux de l’enfance, la vie simple et modeste de petites gens qui
savent pourtant s’abandonner au rêve, franchir la délicate frontière qui sépare
le réel de l’imaginaire.

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